Tag Archive: Maya civilization


2e partie

(1re partie : https://evemarieblog.wordpress.com/2014/01/03/lettre-spirituelle-a-mes-amis/ )

couple amiMes réflexions et constatations précédentes m’amènent à réfléchir sur les relations humaines, en particulier les relations dans le couple, mais aussi, quoique de façon plus légère et moins intime, dans l’amitié. Nous sommes dans une ère où l’individu a eu vraiment besoin de s’affirmer et de s’individualiser après avoir été écrasé et écœuré pendant des siècles par les religions et par les grands seigneurs de ce monde. Chicane de coupleMais nous nous frappons actuellement, je crois, aux limites de l’individualisme, qui a eu pourtant de belles heures et de très bons côtés. Arriverons-nous à une étape «synthèse» après avoir passé par les dialectiques étapes thèse/antithèse socioculturelles ?

Nous (surtout les femmes, mais certains hommes également, dans certains pays plus culturellement avancés sur le plan du féminisme) cherchons déjà maintenant de plus en plus des relations sans domination ni soumission, ou chacun, tour à tour, selon ses capacités et intérêts, prend le « lead » dans la relation. De ce point de vue, la révolution féministe n’est pas terminée et les femmes apporteront davantage dans la vie de la société dans les prochaines années. Après avoir été, plus que les hommes, écrasées socialement pendant des siècles, c’est à leur tour de contribuer davantage au monde. Autrement, il va sans dire, alors que notre Mère-terre se meurt.

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Site maya de Copan_Crédit photo: Jean-Luc Dallona

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«Stèle maya» à Copan, dessin de Philippe Van Dyck, http://pilpik.wordpress.com/

« Le plus important dans la tradition maya, le plus important enseignement, nous dit la chamane chiapas-mexicaine Simeth-Maya de Palenque, c’est de se respecter soi-même et de respecter la Mère-Terre.» (1)

Pour cela, hommes, femmes, enfants, nous cherchons de plus en plus des relations où nous pourrons exprimer qui nous sommes, nos doutes, nos désarrois, nos désirs sans crainte d’être rejetés, exclus, jugés ou faibles, avec de moins en moins de mensonges en soi (et donc avec les autres). Si les nouvelles technologies viennent en même temps nous infantiliser ou nous robotiser et souvent même diminuer notre potentiel humain, elles nous font au moins ressentir le besoin de connexion. Je fais le pari que cette étape va se terminer progressivement ou rapidement, mais se terminer parce qu’en même temps, une nouvelle tendance me semble avoir déjà commencé, celle de nous connecter sur le cœur (et dont le « printemps érable » au Québec nous a donné de nombreux et spectaculaires exemples avec la génération Y). En même temps, il y a aussi cette contre-tendance à nous surveiller, nous autosurveiller et nous faire surveiller par l’État (tel qu’il nous a été révélé par le scandale de Snowden (2), dans un délire de contrôle numérique… Quelle tendance gagnera ? Chercherons-nous davantage qu’actuellement, de façon plus intégrée dans la culture et dans la (nouvelle) norme sociale, des lieux d’ouverture dans la nature, dans l’architecture, dans les personnes et en soi, où nos âmes pourraient s’agrandir, se connecter, s’épanouir, se connaitre… ? C’est à souhaiter… Il n’en tient qu’à nous dans notre vie quotidienne d’y veiller jalousement, comme un vieille louve qui protège ses petits, et de voter/s’impliquer socialement pour mettre en place de meilleurs gouvernements.

Marie Uguay

Marie Uguay. Crédit photo : Stéphan Kovacs

« L’outre-vie comme l’outre-mer ou l’outre-tombe. Il faut traverser la rigidité des évidences, des préjugés, des peurs, des habitudes, traverser le réel obtus pour entrer dans une réalité à la fois plus douloureuse et plus plaisante, dans l’inconnu, le secret, le contradictoire, ouvrir ses sens et connaitre. Traverser l’opacité du silence et inventer nos existences, nos amours, là où il n’y a plus de fatalité d’aucune sorte.» Marie Uguay (1979)

Conscience fumée et tambour rituel4 toltèques

Conscience, fumée et tambour rituel chez les toltèques

Oui, c’est bien cela, traverser les illusions qui nous séparent des autres… se libérer du « mitote », comme on l’appelle dans la tradition toltèque, ce genre de brouillard de l’esprit non unifié à plusieurs voix discordantes. En particulier, la médisance sur les réseaux sociaux et ailleurs doit être spécialement combattue et critiquée. Il faut comprendre en soi, ce qui nous porte à (se) dire du mal contre soi et contre les autres, en particulier quand on le fait dans le dos des autres. Il faut se demander ce qui nous porte à vouloir contrôler et surveiller les autres et soi -même par le biais des nouvelles technos, genre puces, «mother», goggler les autres, vérifier leurs mails, leurs appels sur leurs cells, etc. Tout cela va et vient de la même peur, de la même insécurité psychosociale qui va se retourner contre nous comme base trop faible pour vivre (c’est la provocante thèse d’Alain Damasio) si on ne fait rien maintenant (3).

Médire contre soi, voilà qui peut paraitre étonnant. Cela prend une forme un peu différente; c’est pourtant ce que l’on fait quand on se dit :

Pseronne ne me comprend_Nutellaandyou

Crédit dessin: Nutellaandyou

–          Personne ne me comprend.

–          Et s’il/elle ne m’aime pas ?

–          Personne ne veut être avec moi.

Personne ne m'aime1_Enrique Gonzalez

Crédit dessin: Enrique Gonzalez

–          Personne ne m’aime vraiment.

–          Je me demande si ces gens parlent de moi.

–          Que pensent-ils de moi ?

–          Je ne suis pas assez bon/bonne.

–          Je ne mérite pas l’amour.

–          Pourquoi je ne peux pas avoir confiance?

–          Je ne serai jamais assez grand/e, beau/belle ou parfait/e.

D’abord l’entendre clairement. Puis… je n’accepte plus cette voie/voix débilitante, tout simplement.

Et comme on a peur de l’amour…

« L’amour ne fait jamais de mal. Ce qui fait mal, c’est la peur, c’est l’égoïsme, et le contrôle qui viennent des mensonges auxquels vous croyez. » Miguel Ruiz («Les 4 accords toltèques» -voir la 1re partie de cet article sur mon blogue)

Ce qui fait mal, c’est notre façon de réagir à ce que l’on perçoit (et donc pas nécessairement « vrai ») comme un manque d’amour… Dans la religion, c’est aussi pour cela que la foi aveugle est si dangereuse et que nous ne suivons plus la vérité sur/en soi. C’est probablement aussi pour cela que le peuple a si massivement rejeté la religion en Occident et en Chine au XXe s. Mais aussi pourquoi on voit un retour du fondamentalisme ou athéisme radical (ce qui revient au même…) car cette transition peut être vécue comme insupportable.

conscience fumée2C’est pour cela que l’amour de soi, qui se traduit entre autres par le respect de soi, nécessite de réagir quand on se sent blessé :

1-      Introspection sincère : l’autre a-t-il (en partie ou en totalité) raison ?

2-      Communication adéquate ou retrait partiel ou complet de la relation.

«Pour créer l’effet lune de miel, il est impératif que les couples apprennent à communiquer en profondeur. Ce type de communication ne peut exister si les deux personnes n’ont pas la même conscience. Lorsque les deux partenaires sont conscients des blocages de l’inconscient qu’ils doivent affronter, ils peuvent se concentrer à transformer en discussions ce qui pourrait être des disputes.» le biologiste  Bruce H. Lipton (4)

De très nombreuses techniques, méthodes ou démarches pour atteindre cette bonne communication ont été écrites ces dernières années (5). Pour des amis ou dans un couple qui ont développé une intimité et une confiance, cette communication peut se faire (entendu à l’avance) à donner consciemment de l’énergie à l’autre et inversement, pour qu’on puisse s’exprimer le mieux possible et le plus clairement possible dans toutes les circonstances, et ce même lors d’un conflit. Cela a aussi pour avantage de se détacher un peu de l’objet de discorde… Évidemment plus facile à écrire qu’à faire… Reformer/rediriger/maitriser son mental/esprit demande un travail énorme et conscient. Il est étonnant qu’on donne encore tant de cours de gym pour nos muscles et si peu pour notre (pauvre) mental, appelé plus scientifiquement «connexions nerveuses» dans le cerveau.

Bref, un parcours spirituel demande de prendre conscience de nos pensées, et en particulier de celles qui sont débilitantes et de choisir comment y faire face en soi et dans nos relations où elles prennent nécessairement forme comme miroir de soi.

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(1)   Voir une assez récente entrevue en espagnol de Simeth-Maya de Palenque, une chamane mexicaine au http://www.youtube.com/watch?v=OImkrSwGQzE&feature=player_embedded

Ma collègue chilienne Patricia Vial traduit et résume cette vidéo de la façon suivante : «Au début, elle explique que contrairement à une croyance assez répandue, les Mayas n’ont pas « disparu », leur culture est bien vivante et qu’il s’agit d’une culture proche des éléments de la nature, de la Terre mère et du cosmos…On observe les astres, les changements saisonniers, le règne animal et on se met au diapason de tous les phénomènes terrestres…

Elle explique aussi que ce que certains interprétaient dans le calendrier maya comme « la fin du monde » n’était que la fin d’un cycle… La fin d’un cycle générant le début d’un nouveau cycle, d’une nouvelle ère pour ainsi dire, et que cette ère sera cruciale pour l’avenir de l’humanité car elle devra « rendre des comptes » à la Terre mère…

Elle mentionne aussi, sans trop s’étendre là-dessus, une théorie sur l’origine pléiadienne des Mayas… qui veut dire qu’il viendraient de la galaxie des Pleiades et auraient trouvé le moyen de voyager dans l’espace temps… C’est ce qu’elle dit… [nous ajoutons, hum, hum… sans commentaire]

Hier j’ai assisté à une conférence sur les origines de l’univers à la Faculté de Mathématiques et Physique de l’Universidad de Chile, et le conférencier a parlé de cycles dans notre univers en expansion. De plus, on constate une accélération marquée de l’expansion de l’univers dans ce cycle; c’est en fait cette accélération qui indique aux observateurs un changement de cycle… Intéressant non ?

La présence de grands télescopes disséminés dans notre territoire nous gratifie de beaucoup d’éminences grises en matière de cosmologie…

Si je me souviens bien du graphique, il y a 4% de matière connue, 23% de matière inconnue, et 76% d’énergie inconnue (mathématiquement on calcule qu’elle est là, mais on ne connaît pas sa nature).»

(2) Voir mon article https://evemarieblog.wordpress.com/2013/12/26/refusons-la-societe-de-surveillance-et-vive-edward-snowden/

(3) http://www.playlistsociety.fr/2014/01/701-000-heures-de-garde-a-vue/116176/

(4) «L’effet lune de miel» éd. Ariane, 2013/«The Honeymoon Effect»

(5) Voir entre autres la démarche de Byron Katie «Le travail / Aimer ce qui est»  http://www.le-travail.ch/

Lipton, cité dans la notice précédente, conseille également la PSYCH-K, «un ensemble de principes et de processus qui permettent de modifier les croyances inconscientes limitant l’expression du plein potentiel ». Je ne connais pas cette technique qui transporte aussi tout son bagage de culture américaine. Au Québec, des amis sont des praticiens de la technique «Love energetic» que je ne connais pas non plus, mais qui me semble assez intéressante : http://www.santereiki.com/categorie/services/love-energetic

Perso, dans le domaine des thérapies énergétiques, je préfère le reiki, simple, facilement accessible (qu’on se donne à soi-même) et très revitalisant.

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« La conscience est la claire connaissance de la réalité. » Matthieu Ricard, moine bouddhiste

conscience 5Alors, comme je vous y invitais l’année dernière, avez-vous changé de peau en 2013 ? Moi oui, en partie, en devenir, en transformation intérieure et extérieure… Comment s’est passé votre post «fin du monde» annoncée par les Mayas (mais mal comprise), et début d’un nouveau ? D’abord, nous avons eu au Québec, ce déferlement quotidien de la corruption dans notre système politique et économique, avec les révélations d’une Commission d’enquête. Cela n’est pas terminé, mais salvateur. Il faut que le pus sorte, tout simplement. Pénible, il va sans dire… ce reflet… de nous-mêmes… alors, on s’en souhaite une nouvelle plus… constructive… Passons!

Plus positivement, donc, j’ai fait une expérience en 2013 sur les plans à la fois culturel et spirituel qui m’a plutôt frappée : lors d’une grande danse (1) organisée dans une ancienne chapelle du campus Loyola de l’Université Concordia (donc dans un lieu religieux reconverti, mais avec toutes ces « vibrations » passées), dans une jolie foule bigarrée et artistique de danseurs de 20 à 70 ans, mais surtout dans la trentaine. Une jeune femme a décidé de faire de la méditation au milieu des danseurs. Peu à peu, de nombreuses autres personnes se sont jointes à elle. Ils étaient très beaux à voir et très inspirants aussi. Ça me rappelle aussi les méditations que nous avons faites lors de l’occupation du Square Victoria (rebaptisé Place du peuple) à Montréal en 2011, pendant et après le mouvement Occupy Wall Street.

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Des occupants en séance de méditation quotidienne, Occupy Wall Street, New York, octobre 2011

Dans toutes les grandes places du monde, cet automne-là, les jeunes et les moins jeunes ont médité publiquement, prenant une pause de leur exaspération et espoirs sociaux, politiques, économiques, humains surtout. Pour la première fois depuis très longtemps en Occident, la spiritualité rejoignait la politique, mais d’une nouvelle façon non institutionnelle. On était loin de l’ingérence des évêques, prêtres, imams et autres qui dictent leur vision aux politiciens et au peuple.

Par la méditation, entre autres, un nouveau courant spirituel initié par la génération des baby-boomers prend forme sous nos yeux, sans qu’on s’en rende compte clairement au début. Mais après mon expérience du printemps érable au Québec, de nombreuses discussions, rencontres et lecture de nombreux témoignages (2), je suis à peu près certaine qu’une page vient d’être tournée, et que les sensibilités ont évolué subitement, même si cela est peu apparent pour le moment.

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conscience 4« Dieu/Dieue » n’est pas une pensée, mais une sensation : c’est sentir dans son corps/cœur le bienfait de l’énergie d’amour et de la connexion avec la nature, incluant le lien avec tous les humains.

Quand Dieu (et tous ses autres noms) devient une pensée, c’est-à-dire une religion, une croyance intellectuelle, obligatoire ou rejetée (ce qui revient au même), c’est là qu’il y a risque de dérive, que ça devient une intention, puis une institution, c’est là que la déformation de l’expérience initiale commence, que les toquades et crispations commencent, et pire, que la corruption commence. Parenthèse, on l’a vu cette année dans notre débat sur la Charte des valeurs québécoises au sujet du port ou non de signes religieux chez les employés de l’État (voir mes autres textes à ce sujet dans l’index ci-contre).

Dieu/Dieue comme sensation donc. C’est probablement pour cela que dans plusieurs spiritualités animistes, autochtones et autres, on a mis beaucoup d’importance à purifier le corps (notamment avec la tente de sudation -sweatlodge- depuis 5000 ans). Chez les chrétiens, entre autres, on a gardé le rituel, mais seulement pour le baptême.

Dans notre culture, ce rituel revient de plus en plus par la porte de l’hédonisme-santé, via la mode des spas, des cures en tous genres, etc.

J’ai lu cette année « Les quatre accords toltèques » sur la sagesse maya (2), de l’auteur mexicain, chamane et enseignant Miguel Ruiz, aussi ex-étudiant en médecine (à cheval entre deux cultures, donc). Quoique j’ai des réserves sur certains aspects de cette pensée, en particulier celle approfondie dans son autre livre « La voix de la connaissance », le fond spirituel de cette communication me semble vraiment pertinent. On pourra peut-être, en 2014, parler de nouvelles armes de… construction massive 🙂 En très résumé, si vous ne le connaissiez pas déjà, il donne cinq conseils comportementaux dans notre vie quotidienne pour trouver et partager la paix intérieure et le bonheur. Ce sont des fondements au demeurant déjà un peu ou même assez connus dans notre culture, mais qu’il est bon de (re)mettre ensemble de temps en temps, ce qui est extrêmement difficile et demande toute une discipline et entrainement mental :

1-      Que ma parole soit impeccable. Parler avec intégrité, dire la vérité et ne pas faire de médisance.

2-      Ne jamais faire une affaire personnelle des paroles ou actions des autres. Savoir prendre du recul.

3-      Ne jamais faire de suppositions. Toujours valider mes impressions.

4-      Faire toujours de mon mieux (ni trop, ni pas assez, pas de perfectionnisme non plus).

5-      Être sceptique, douter, remettre en question la parole, la mienne et celle des autres.

(dans le même sens, j’ajoute, fini le temps du politiquement correct qui nous a affaibli sur le plan relationnel). De façon intéressante, notons que ce doute systématique, c’est aussi la base de la philosophie de Descartes au Grand Siècle (17e s.) et de la science empirique née de l’observation avec ses sens et de l’indépendance de la religion, poussée par Galilée en Europe. Ainsi une partie des sciences physiques pourront éventuellement rejoindre certaines connaissances ancestrales des premiers peuples. La lecture de certains antropologues nous l’apprend. Et c’est exactement la démarche de certains chamanes des premières nations au Québec, notamment l’Atikamekw Charles Coocoo qui parle de physique quantique.

conscience fumée nuages1Ce que Ruiz appelle « l’écran de fumée » qui nous sépare des autres, est un « rêve d’enfer » sur terre : ce sont nos peurs, nos manques qui nous conduisent à mal interpréter la « réalité ». C’est cela qui crée nos souffrances et qui se répercutent nécessairement sur les autres, puisque nous sommes tous liés. En bref, notre (mauvaise) imagination et nos pensées erronées nous dirigent et font du mal en soi et autour de soi. La psychologie classique a appelé cela de la projection, mais je sens que c’est plus profond que cela encore. Il est très difficile de « résister » à un mauvais influx lancé par quelqu’un, conscience 3parce que la science neurologique nous apprend récemment que nous sommes dotés de « neurones miroirs » qui tendent à réagir similairement et immédiatement à ce que l’on voit, l’on vit, l’on entend autour de soi. Certaines recherches plus récentes font même de ces neurones spécialisées l’origine du langage, ce qui, si cette hypothèse est validée, semble assez fondamental comme connaissance sur l’humain et ses comportements.

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Conscience 2Qu’est-ce qui crée la souffrance ? Notre façon de réagir aux événements de la vie dans nos croyances limitatrices fondées sur la peur. Ruiz propose un genre d’auto-‘reprogrammation’ consciente de notre esprit. Je constate que c’est possible, je me suis trouvé une technique plus personnelle pour faire cela quand je suis très détendue et en contact avec ce que je veux vraiment dans la vie. C’est une façon lente de travailler sur soi, et je vois que cela donne des résultats concrets de façon lente et progressive aussi. Inversement, chez des individus dont l’esprit est tellement effrayé qu’il se coupe de la réalité, cela génère des psychoses, LA maladie mentale la plus grave, à mon avis.

« Rompre nos accords fondés sur la peur » demande du courage et de la persévérance, parce qu’ils sont, au début, toujours inconscients. Une fois cette démarche entamée et continuée, cela permet de trouver son pouvoir personnel de créer la vie que l’on désire. Ruiz dit que les accords fondés sur la peur nous font dépenser énormément d’énergie et c’est souvent plus pour cela (outre les horaires aberrants que nous nous imposons dans la vitesse et la performance et qui font probablement partie de notre peur…) que nous sommes si fatigués, voire épuisés, en dépression ou en burnout. Au contraire, donner son accord à des pensées/situations qui découlent de l’amour nous aide à conserver, voire à obtenir davantage d’énergie.

La peur donc, nous y revoilà… Certaines époques sont fondées sur l’espoir, d’autres sur l’indifférence, le ‘coocooning’ et le repli sur soi, d’autres sur la peur… de soi qui se reflètent dans les autres étrangers à soi; nous y sommes revenus, donc, mais à un autre niveau. En 1948, dans un Québec hypercatholique conservateur tissé serré de la « Grande Noirceur », dominé par les prêtres qui disaient à nos grands-pères et arrière-grands-pères comment penser et à nos grands-mères et arrière-grands-mères combien faire d’enfants sous peine d’excommunication, le peintre Paul-Émile Borduas, un Canadien-français (comme on le disait à l’époque) et chef de file du mouvement automatiste avait écrit dans un manifeste passé à l’histoire, en parlant des artistes et écrivains automatistes :

« Par delà le christianisme nous touchons la brûlante fraternité humaine dont il est devenu la porte fermée.

Le règne de la peur multiforme est terminé.

Dans le fol espoir d’en effacer le souvenir je les énumère :

peur des préjugés – peur de l’opinion publique – des persécutions – de la réprobation générale

peur d’être seul sans Dieu et la société qui isolent très infailliblement

peur d’être soi – de son frère – de la pauvreté

peur de l’ordre établi – de la ridicule justice

peur des relations neuves

peur du surrationnel

peur des nécessités

peur des écluses grandes ouvertes sur la foi en l’homme – en la société future

peur de toutes les formes susceptibles de déclencher un amour transformant

peur bleue – peur rouge – peur blanche : maillons de notre chaîne.»

Borduas, « Refus global » (1948)

À suivre…

Voir la suite au https://evemarieblog.wordpress.com/2014/01/12/lettre-spirituelle-a-mes-amis-2014-2/

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(1) Flow Montréal est organisé par Solomon Krueger «Le Flow est un rassemblement de danse et de mouvement unique où les personnes se rencontrent au sein d’un espace libre de jugement et où elles ont l’occasion d’expérimenter une relation profonde avec elle-même, avec autrui et avec la vie. Lors de cet événement sans alcool ni drogue, tous sont invités à redécouvrir et à célébrer la liberté de bouger ainsi que d’être ému! »

Voir aussi le Flow Lab au http://www.eventbrite.ca/e/flow-lab-lexploration-de-la-rencontre-exploring-the-encounter-tickets-8487986797

et https://www.facebook.com/events/499933570119825/?ref_newsfeed_story_type=regular

(2) Sur un sujet connexe, «Au Pérou comme au Nunavut, [les chercheurs canadiens de l’Université McGill Léa Berrang-Ford et James Ford ont] observé que la transmission des savoirs millénaires permet à la jeune génération de s’adapter aux changements climatiques.» Voir http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/396481/a-toutes-les-latitudes-chercher-a-s-adapter

Ek Balam Stucco facade detail

Ek Balam Stucco facade detail (Photo credit: Wikipedia)

Voici quelques infos et commentaires de la part d’une amie Guatémaltèque-Maya, Rosa, au sujet de cette interprétation de « fin du monde », plus justement = le début d’un cycle :

« Malheureusement, il y a des gens qui tergiversent sur l’essence du message de mes ancêtres. Il y a plein des charlatans qui utilisent la peur (le fameux film sur la fin du monde, entre autres, que je n’ai pas vu) pour se remplir leurs poches. On entend pas mal des conneries ces derniers temps.

Le cycle était déjà commencé, et il clôture le 21 décembre 2012.

Pour revenir sur le Oxlajuj 13 B ‘actun (fin de cycle du calendrier maya), c’est simplement un appel à une prise de conscience. Tant humaine, écologique, planétaire, en fait, une nouvelle vision d’avenir, contraire au chaos qu’on vit en ce moment avec tous les humains de la planète Terre. L’amour, la solidarité, des visions alternatives venant des citoyens, une spiritualité sans dogmatisme, enfin, tout ce qui fait du bien à l’humanité pour atteindre la paix et l’harmonie entre nous les vivants et notre mère la terre. Je m’entends et on dirait que c’est pas mal utopique, sauf qu’avec tout ce qui arrive, il faut agir pour laisser un héritage aux prochains qui prendront le flambeau, car on ne sera pas éternel, physiquement parlant. Voilà ma lecture de ce grand événement.»

 */*

Tout le monde a parlé, écrit (et vendu) à la place des autochtones. Mais qu’est-ce que les Mayas ont à dire sur ce sujet et sur leur histoire ? Pour plus d’information sur la culture maya, voir l’excellent documentaire au http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=UwvpsVsawMg#at=576

dont voici quelques extraits :

Actuellement [2012], la période du 5e soleil prend fin d’un cycle de 26,000 ans : «No specific date is important; what’s important is the moment where we can make a change in the human system, in the mind and in the heart.»

D’autres versions parlent plutôt de cycle de plus de 5,000 ans.

Au Continental Gathering of Spiritual Guides Lximché, au Guatemala, en 2010, les hommes et femmes-médecines n’ont pas confirmé de date exacte de cette fin d’ère, mais on dit que nous étions très proche dans le temps. Ils ont partagé leurs visions et il est dit que : «nous devons nous préparer nous-mêmes parce qu’il y aura définitivement un changement d’énergie.» «Nous avons simplement à célébrer cela et faire des remerciements [à la Terre-Mère] parce que nous allons expérimenter un très intéressant moment de notre histoire.» Felix Armando Sarazua Raxtunn, homme médecine (guide spirituel), Guatemala.

«They say that from now to 2012, the world will end. Lies! The world isn’t ending. It’s the opposite: we are finishing ourselvess off.» Maria Amalis Mex Tu’n, Mexico.

«Dans la vision du monde maya, le changement d’ère en 2012 signifie que l’énergie féminine de la terre gagne une nouvelle force.»

«La Terre-Mère nous demande : pourquoi tu m’as fait ça? S’il te plait, vas-tu m’aider ou pas?» «Va à la montagne, sur les rives du fleuve, à la campagne, là où tu peux sentir son énergie. Demande le pardon, parle au vent.»«S’il te plait, garde cela dans ton coeur, ne perd pas espérance, c’est ce qui va sauver notre Mère.» Maria Teresa Lopez Villagrez, femme-médecine (guide spirituelle), Guatemala.

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Pour info (en espagnol assez facile à déchiffrer) qui parle de « nouveau cycle » ou « nouvelle ère » :

O X L A J U J      B’ A K T U N

21 de Diciembre, una fecha que marca el inicio de la nueva era…

« El 21 de Diciembre de 2012 es una fecha especial, es un día que marca el fin e inicio de una era Maya

Oxlajuj, en varios idiomas  mayas significa número trece (13) y B’aktún, se refiere a un periodo de 400 años.

Este 21 de Diciembre, estaremos cerrando un ciclo de 13 B’aktunes, que hacen un total de 5,200 años. Concluye una era. Las eras son los distintos espacios de tiempo cíclico de evolución del mundo y el ser humano. Según la cultura maya, han transcurrido varias eras cósmicas desde que apareció la vida sobre la tierra. La era actual (el 13 B’aktun) culmina el 21 de diciembre de 2012.

Guatemala se constituye como el punto de encuentro  para iniciar  una armonización  material y espiritual, que nos prepara para transitar por el cambio de ciclo del tiempo, a través de la cosmovisión, legado de los ancestros mayas..»

Sur le site : http://mcd.gob.gt/amanecer-maya  + Voir le clip qui est très beau aussi.

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cuarta CEREMONIA MAYA

DEL FUEGO NUEVO

DE CHICKABÁN
2 0 1 2

EK BALAM

Un nuevo ciclo inicia,

una nueva ofrenda comienza.

27, 28 y 29 de noviembre

Ecoaldea Maya Kaxan Xuul,

en la comunidad de Ek Balam,

Yucatán; México.

Voir le site http://centroceremonialmaya.blogspot.ca/

Passez donc le mot…

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