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Affiche du SFPQ, 2015.

Affiche de la Coalition pour la justice sociale, 2014.

Aujourd’hui 1er mai fête internationale des travailleuses et travailleurs. Fête qui passe généralement vaguement inaperçue, elle s’est multipliée par des centaines de petites actions de rue et d’écoles du Québec pour remettre en question le modèle d’organisation de l’État appelé «austérité ou rigueur budgétaire» du gouvernement québécois. SVP quelqu’un peut-il mettre en contact notre gouvernement avec la personne qui a écrit ces lignes ci-dessous??? Pour qu’enfin cesse cet immense mensonge des politiques d’austérité qui vont équilibrer à jamais le budget de l’État et résoudre tous nos problèmes… en ouvrant plutôt de manière déguisée la privatisation des services sociaux…
Attachez vos tuques… :

«Aujourd’hui se décide ce que sera le monde en 2050 et se prépare ce qu’il sera en 2100. Selon la façon dont nous agirons, nos enfants et nos petits-enfants habiteront un monde vivable ou traverseront un enfer en nous haïssant. Pour leur laisser une planète fréquentable, il nous faut prendre la peine de penser l’avenir, de comprendre d’où il vient et comment agir sur lui. C’est possible : l’Histoire obéit à des lois qui permettent de la prévoir et de l’orienter.

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La situation est simple : les forces du marché prennent en main la planète. Ultime expression du triomphe de l’individualisme, cette marche triomphante de l’argent explique l’essentiel des plus récents soubresauts de l’Histoire : pour l’accélérer, pour la refuser, pour la maitriser.

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Si cette évolution va à son terme, l’argent en finira avec tout ce qui peut lui nuire, y compris les États, qu’il détruira peu à peu, même les États-Unis d’Amérique. Devenu la loi unique du monde, le marché formera ce que je nommerai l’hyperempire insaisissable et planétaire, créateur de richesses marchandes et d’aliénations nouvelles, de fortunes et de misère extrêmes; la nature y sera mise en coupe réglée; tout sera privé, y compris l’armée, la police et la justice. L’être humain sera alors harnaché de prothèses avant de devenir lui-même un artefact, vendu en série à des consommateurs devenant eux-mêmes artefacts. Puis, l’homme, désormais inutile à ses propres créations, disparaitra.

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Si l’humanité recule devant cet avenir et interrompt la globalisation par la violence avant même d’être libérée de ses aliénations antérieures, elle basculera dans une succession de barbaries régressives et de batailles dévastatrices, utilisant des armes aujourd’hui impensables, opposant États, groupements religieux, entités terroristes et pirates privés. Je nommerai cette guerre l’hyperconflit. Il pourrait aussi faire disparaitre l’humanité.

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Enfin, si la mondialisation peut-être contenue sans être refusée, si le marché peut-être circonscrit sans être aboli, si la démocratie peut devenir planétaire tout en restant concrète, si la domination d’un empire sur le monde peut cesser, alors s’ouvrira un nouvel infini de liberté, de responsabilité, de dignité, de dépassement, de respect de l’autre. C’est ce que je nommerai l’hyperdémocratie. Celle-ci conduira à l’installation d’un gouvernement mondial démocratique et d’un ensemble d’institutions locales et régionales. Elle permettra à chacun, par un emploi réinventé des fabuleuses potentialités des prochaines technologies, d’aller vers la gratuité et l’abondance, de profiter équitablement des bienfaits de l’imagination marchande, de préserver la liberté de ses propres excès comme de ses ennemis, de laisser aux générations à venir un environnement mieux protégé, de faire naitre, à partir de toutes les sagesses du monde, de nouvelles façons de vivre et de créer ensemble.

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On peut alors raconter l’histoire des cinquante prochaines années : avant 2035, prendra fin la domination de l’empire américain, provisoire comme celle de tous ces prédécesseurs; puis déferleront l’une après l’autre trois vagues d’avenir; hyperempire, hyperconflit, puis hyperdémocratie. Deux vagues a priori mortelles. Une troisième a priori impossible.

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Sans doute ces trois avenirs se mêleront-ils; ils s’imbriquent déjà. Je crois en la victoire, vers 2060 de l’hyperdémocratie, forme supérieure d’organisation de l’humanité, expression ultime du moteur de l’histoire : la liberté.» (1)

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Qui a bien pu écrire ces lignes en 2008 ? Un gauchiste barbu ? Un anarchiste visionnaire ? Un communiste déchu ? Un professeur créatif ? Un auteur de science-fiction ? Un (rare) syndicaliste original ?

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Laissez tomber vos préjugés.

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C’est un économiste philosophe, ingénieur et ex-conseiller gouvernemental français et des Nations-Unies, patron d’une entreprise de microfinancement et auteur : Jacques Attali.breve_histoire_avenir

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Je me suis permise de mettre en gras les passages que je trouvais important et un passage souligné que je trouve sous-développé dans son analyse. Si le monde sombre dans la violence de l’argent et des riches avant même d’être libéré de ses aliénations antérieures… Quelles aliénations ? Avons-nous regardé dans le cœur de l’homme et de la femme ? Dans leur sexualité harnachée, maitrisée ou pervertie ? Dans nos rapports de domination quotidiens et en particulier ceux entre hommes et femmes ? C’est là où, je crois humblement, sa pensée est encore insuffisamment développée… ou plutôt était insuffisamment développée. Car oh! surprise, je viens de voir sur son site la phrase d’intro (2) :

«Pour avoir droit à une étincelle d’éternité, il faut avoir aimé.» Puis, je regarde sa plus récente publication, dont le titre est, eh oui, «Devenir soi». Je le cite encore (décidément…) :

«Dans un monde aujourd’hui insupportable et qui, bientôt, le sera bien plus encore, il est temps pour chacun de se prendre en main, sans attendre indéfiniment des solutions miraculeuses. Il ne s’agit pas de résistance, ni de résilience. Mais de devenir soi.»

«Plus nombreux seront ceux qui ne se résigneront pas, plus profonde sera la démocratie, plus seront libérées des énergies, plus seront créées des richesses

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Bonne fête des travailleurs et des travailleuses, et meilleur… avenir!

1er mai 2015. 11 h 30 Policiers, manifestants et travailleurs réunis devant le chantier de construction du CHUM.Crédit photo: J. Nadeau

1er mai 2015, 11 h 30. Policiers, manifestants et travailleurs réunis devant le chantier de construction du CHUM.Crédit photo: J. Nadeau

1er mai 2015, 11 h. Réunis devant la tour de la Bourse, à Montréal, des travailleurs se joignent aux dizaines de milliers de leurs comparses qui ont manifesté partout au Québec au cours de cette journée. Crédit photo: J.Nadeau

1er mai 2015, 11 h. Réunis devant la tour de la Bourse, à Montréal, des travailleurs se joignent aux dizaines de milliers de leurs comparses qui ont manifesté partout au Québec au cours de cette journée. Crédit photo: J.Nadeau

1er mai 2015-3_9 h 30 12 mai 2015, 9h 30. Des centaines de manifestants se sont rassemblés au square Phillips, Montréal, pour protester contre les mesures d’austérité du gouvernement libéral. Crédit photo: Jacques Nadeau, Le Devoir

1er mai 2015, 9h 30. Des centaines de manifestants se sont rassemblés au square Phillips, Montréal, pour protester contre les mesures d’austérité du gouvernement libéral. Crédit photo: Jacques Nadeau, Le Devoir

1er mai 2015, 8 h. Au cégep du Vieux-Montréal, des professeurs tiennent un piquet de grève tout juste avant l’heure habituelle des cours. Crédit photo: J.Nadeau

1er mai 2015, 8 h. Au cégep du Vieux-Montréal, des professeurs tiennent un piquet de grève tout juste avant l’heure habituelle des cours. Crédit photo: J.Nadeau

Manif anti-austérité à Québec 1er mai 2015. Crédit photo: Mickaël Bergeron

Manif anti-austérité à Québec 1er mai 2015. Crédit photo_ Mickaël Bergeron

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(1) Tiré de l’avant-propos de la bande dessinée «Une brève histoire de l’avenir» de Pécau, Damien et Fernandez, éd. Delcourt, 2008.
Toutes ces idées sont également développées dans un livre au même titre «Une brève histoire de l’avenir», écrit par Attali, aux éditions Fayard, 2006. Un livre qui m’a empêché de dormir. Cœur sensible : évitez. Résumé sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Une_br%C3%A8ve_histoire_de_l%27avenir
(2) http://www.attali.com/

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2e partie

(1re partie : https://evemarieblog.wordpress.com/2014/01/03/lettre-spirituelle-a-mes-amis/ )

couple amiMes réflexions et constatations précédentes m’amènent à réfléchir sur les relations humaines, en particulier les relations dans le couple, mais aussi, quoique de façon plus légère et moins intime, dans l’amitié. Nous sommes dans une ère où l’individu a eu vraiment besoin de s’affirmer et de s’individualiser après avoir été écrasé et écœuré pendant des siècles par les religions et par les grands seigneurs de ce monde. Chicane de coupleMais nous nous frappons actuellement, je crois, aux limites de l’individualisme, qui a eu pourtant de belles heures et de très bons côtés. Arriverons-nous à une étape «synthèse» après avoir passé par les dialectiques étapes thèse/antithèse socioculturelles ?

Nous (surtout les femmes, mais certains hommes également, dans certains pays plus culturellement avancés sur le plan du féminisme) cherchons déjà maintenant de plus en plus des relations sans domination ni soumission, ou chacun, tour à tour, selon ses capacités et intérêts, prend le « lead » dans la relation. De ce point de vue, la révolution féministe n’est pas terminée et les femmes apporteront davantage dans la vie de la société dans les prochaines années. Après avoir été, plus que les hommes, écrasées socialement pendant des siècles, c’est à leur tour de contribuer davantage au monde. Autrement, il va sans dire, alors que notre Mère-terre se meurt.

site-maya-de-copan_cr Jean-Luc Dallona

Site maya de Copan_Crédit photo: Jean-Luc Dallona

Maya02_Crédit dessin_P Van Dyck

«Stèle maya» à Copan, dessin de Philippe Van Dyck, http://pilpik.wordpress.com/

« Le plus important dans la tradition maya, le plus important enseignement, nous dit la chamane chiapas-mexicaine Simeth-Maya de Palenque, c’est de se respecter soi-même et de respecter la Mère-Terre.» (1)

Pour cela, hommes, femmes, enfants, nous cherchons de plus en plus des relations où nous pourrons exprimer qui nous sommes, nos doutes, nos désarrois, nos désirs sans crainte d’être rejetés, exclus, jugés ou faibles, avec de moins en moins de mensonges en soi (et donc avec les autres). Si les nouvelles technologies viennent en même temps nous infantiliser ou nous robotiser et souvent même diminuer notre potentiel humain, elles nous font au moins ressentir le besoin de connexion. Je fais le pari que cette étape va se terminer progressivement ou rapidement, mais se terminer parce qu’en même temps, une nouvelle tendance me semble avoir déjà commencé, celle de nous connecter sur le cœur (et dont le « printemps érable » au Québec nous a donné de nombreux et spectaculaires exemples avec la génération Y). En même temps, il y a aussi cette contre-tendance à nous surveiller, nous autosurveiller et nous faire surveiller par l’État (tel qu’il nous a été révélé par le scandale de Snowden (2), dans un délire de contrôle numérique… Quelle tendance gagnera ? Chercherons-nous davantage qu’actuellement, de façon plus intégrée dans la culture et dans la (nouvelle) norme sociale, des lieux d’ouverture dans la nature, dans l’architecture, dans les personnes et en soi, où nos âmes pourraient s’agrandir, se connecter, s’épanouir, se connaitre… ? C’est à souhaiter… Il n’en tient qu’à nous dans notre vie quotidienne d’y veiller jalousement, comme un vieille louve qui protège ses petits, et de voter/s’impliquer socialement pour mettre en place de meilleurs gouvernements.

Marie Uguay

Marie Uguay. Crédit photo : Stéphan Kovacs

« L’outre-vie comme l’outre-mer ou l’outre-tombe. Il faut traverser la rigidité des évidences, des préjugés, des peurs, des habitudes, traverser le réel obtus pour entrer dans une réalité à la fois plus douloureuse et plus plaisante, dans l’inconnu, le secret, le contradictoire, ouvrir ses sens et connaitre. Traverser l’opacité du silence et inventer nos existences, nos amours, là où il n’y a plus de fatalité d’aucune sorte.» Marie Uguay (1979)

Conscience fumée et tambour rituel4 toltèques

Conscience, fumée et tambour rituel chez les toltèques

Oui, c’est bien cela, traverser les illusions qui nous séparent des autres… se libérer du « mitote », comme on l’appelle dans la tradition toltèque, ce genre de brouillard de l’esprit non unifié à plusieurs voix discordantes. En particulier, la médisance sur les réseaux sociaux et ailleurs doit être spécialement combattue et critiquée. Il faut comprendre en soi, ce qui nous porte à (se) dire du mal contre soi et contre les autres, en particulier quand on le fait dans le dos des autres. Il faut se demander ce qui nous porte à vouloir contrôler et surveiller les autres et soi -même par le biais des nouvelles technos, genre puces, «mother», goggler les autres, vérifier leurs mails, leurs appels sur leurs cells, etc. Tout cela va et vient de la même peur, de la même insécurité psychosociale qui va se retourner contre nous comme base trop faible pour vivre (c’est la provocante thèse d’Alain Damasio) si on ne fait rien maintenant (3).

Médire contre soi, voilà qui peut paraitre étonnant. Cela prend une forme un peu différente; c’est pourtant ce que l’on fait quand on se dit :

Pseronne ne me comprend_Nutellaandyou

Crédit dessin: Nutellaandyou

–          Personne ne me comprend.

–          Et s’il/elle ne m’aime pas ?

–          Personne ne veut être avec moi.

Personne ne m'aime1_Enrique Gonzalez

Crédit dessin: Enrique Gonzalez

–          Personne ne m’aime vraiment.

–          Je me demande si ces gens parlent de moi.

–          Que pensent-ils de moi ?

–          Je ne suis pas assez bon/bonne.

–          Je ne mérite pas l’amour.

–          Pourquoi je ne peux pas avoir confiance?

–          Je ne serai jamais assez grand/e, beau/belle ou parfait/e.

D’abord l’entendre clairement. Puis… je n’accepte plus cette voie/voix débilitante, tout simplement.

Et comme on a peur de l’amour…

« L’amour ne fait jamais de mal. Ce qui fait mal, c’est la peur, c’est l’égoïsme, et le contrôle qui viennent des mensonges auxquels vous croyez. » Miguel Ruiz («Les 4 accords toltèques» -voir la 1re partie de cet article sur mon blogue)

Ce qui fait mal, c’est notre façon de réagir à ce que l’on perçoit (et donc pas nécessairement « vrai ») comme un manque d’amour… Dans la religion, c’est aussi pour cela que la foi aveugle est si dangereuse et que nous ne suivons plus la vérité sur/en soi. C’est probablement aussi pour cela que le peuple a si massivement rejeté la religion en Occident et en Chine au XXe s. Mais aussi pourquoi on voit un retour du fondamentalisme ou athéisme radical (ce qui revient au même…) car cette transition peut être vécue comme insupportable.

conscience fumée2C’est pour cela que l’amour de soi, qui se traduit entre autres par le respect de soi, nécessite de réagir quand on se sent blessé :

1-      Introspection sincère : l’autre a-t-il (en partie ou en totalité) raison ?

2-      Communication adéquate ou retrait partiel ou complet de la relation.

«Pour créer l’effet lune de miel, il est impératif que les couples apprennent à communiquer en profondeur. Ce type de communication ne peut exister si les deux personnes n’ont pas la même conscience. Lorsque les deux partenaires sont conscients des blocages de l’inconscient qu’ils doivent affronter, ils peuvent se concentrer à transformer en discussions ce qui pourrait être des disputes.» le biologiste  Bruce H. Lipton (4)

De très nombreuses techniques, méthodes ou démarches pour atteindre cette bonne communication ont été écrites ces dernières années (5). Pour des amis ou dans un couple qui ont développé une intimité et une confiance, cette communication peut se faire (entendu à l’avance) à donner consciemment de l’énergie à l’autre et inversement, pour qu’on puisse s’exprimer le mieux possible et le plus clairement possible dans toutes les circonstances, et ce même lors d’un conflit. Cela a aussi pour avantage de se détacher un peu de l’objet de discorde… Évidemment plus facile à écrire qu’à faire… Reformer/rediriger/maitriser son mental/esprit demande un travail énorme et conscient. Il est étonnant qu’on donne encore tant de cours de gym pour nos muscles et si peu pour notre (pauvre) mental, appelé plus scientifiquement «connexions nerveuses» dans le cerveau.

Bref, un parcours spirituel demande de prendre conscience de nos pensées, et en particulier de celles qui sont débilitantes et de choisir comment y faire face en soi et dans nos relations où elles prennent nécessairement forme comme miroir de soi.

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(1)   Voir une assez récente entrevue en espagnol de Simeth-Maya de Palenque, une chamane mexicaine au http://www.youtube.com/watch?v=OImkrSwGQzE&feature=player_embedded

Ma collègue chilienne Patricia Vial traduit et résume cette vidéo de la façon suivante : «Au début, elle explique que contrairement à une croyance assez répandue, les Mayas n’ont pas « disparu », leur culture est bien vivante et qu’il s’agit d’une culture proche des éléments de la nature, de la Terre mère et du cosmos…On observe les astres, les changements saisonniers, le règne animal et on se met au diapason de tous les phénomènes terrestres…

Elle explique aussi que ce que certains interprétaient dans le calendrier maya comme « la fin du monde » n’était que la fin d’un cycle… La fin d’un cycle générant le début d’un nouveau cycle, d’une nouvelle ère pour ainsi dire, et que cette ère sera cruciale pour l’avenir de l’humanité car elle devra « rendre des comptes » à la Terre mère…

Elle mentionne aussi, sans trop s’étendre là-dessus, une théorie sur l’origine pléiadienne des Mayas… qui veut dire qu’il viendraient de la galaxie des Pleiades et auraient trouvé le moyen de voyager dans l’espace temps… C’est ce qu’elle dit… [nous ajoutons, hum, hum… sans commentaire]

Hier j’ai assisté à une conférence sur les origines de l’univers à la Faculté de Mathématiques et Physique de l’Universidad de Chile, et le conférencier a parlé de cycles dans notre univers en expansion. De plus, on constate une accélération marquée de l’expansion de l’univers dans ce cycle; c’est en fait cette accélération qui indique aux observateurs un changement de cycle… Intéressant non ?

La présence de grands télescopes disséminés dans notre territoire nous gratifie de beaucoup d’éminences grises en matière de cosmologie…

Si je me souviens bien du graphique, il y a 4% de matière connue, 23% de matière inconnue, et 76% d’énergie inconnue (mathématiquement on calcule qu’elle est là, mais on ne connaît pas sa nature).»

(2) Voir mon article https://evemarieblog.wordpress.com/2013/12/26/refusons-la-societe-de-surveillance-et-vive-edward-snowden/

(3) http://www.playlistsociety.fr/2014/01/701-000-heures-de-garde-a-vue/116176/

(4) «L’effet lune de miel» éd. Ariane, 2013/«The Honeymoon Effect»

(5) Voir entre autres la démarche de Byron Katie «Le travail / Aimer ce qui est»  http://www.le-travail.ch/

Lipton, cité dans la notice précédente, conseille également la PSYCH-K, «un ensemble de principes et de processus qui permettent de modifier les croyances inconscientes limitant l’expression du plein potentiel ». Je ne connais pas cette technique qui transporte aussi tout son bagage de culture américaine. Au Québec, des amis sont des praticiens de la technique «Love energetic» que je ne connais pas non plus, mais qui me semble assez intéressante : http://www.santereiki.com/categorie/services/love-energetic

Perso, dans le domaine des thérapies énergétiques, je préfère le reiki, simple, facilement accessible (qu’on se donne à soi-même) et très revitalisant.

« La conscience est la claire connaissance de la réalité. » Matthieu Ricard, moine bouddhiste

conscience 5Alors, comme je vous y invitais l’année dernière, avez-vous changé de peau en 2013 ? Moi oui, en partie, en devenir, en transformation intérieure et extérieure… Comment s’est passé votre post «fin du monde» annoncée par les Mayas (mais mal comprise), et début d’un nouveau ? D’abord, nous avons eu au Québec, ce déferlement quotidien de la corruption dans notre système politique et économique, avec les révélations d’une Commission d’enquête. Cela n’est pas terminé, mais salvateur. Il faut que le pus sorte, tout simplement. Pénible, il va sans dire… ce reflet… de nous-mêmes… alors, on s’en souhaite une nouvelle plus… constructive… Passons!

Plus positivement, donc, j’ai fait une expérience en 2013 sur les plans à la fois culturel et spirituel qui m’a plutôt frappée : lors d’une grande danse (1) organisée dans une ancienne chapelle du campus Loyola de l’Université Concordia (donc dans un lieu religieux reconverti, mais avec toutes ces « vibrations » passées), dans une jolie foule bigarrée et artistique de danseurs de 20 à 70 ans, mais surtout dans la trentaine. Une jeune femme a décidé de faire de la méditation au milieu des danseurs. Peu à peu, de nombreuses autres personnes se sont jointes à elle. Ils étaient très beaux à voir et très inspirants aussi. Ça me rappelle aussi les méditations que nous avons faites lors de l’occupation du Square Victoria (rebaptisé Place du peuple) à Montréal en 2011, pendant et après le mouvement Occupy Wall Street.

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Des occupants en séance de méditation quotidienne, Occupy Wall Street, New York, octobre 2011

Dans toutes les grandes places du monde, cet automne-là, les jeunes et les moins jeunes ont médité publiquement, prenant une pause de leur exaspération et espoirs sociaux, politiques, économiques, humains surtout. Pour la première fois depuis très longtemps en Occident, la spiritualité rejoignait la politique, mais d’une nouvelle façon non institutionnelle. On était loin de l’ingérence des évêques, prêtres, imams et autres qui dictent leur vision aux politiciens et au peuple.

Par la méditation, entre autres, un nouveau courant spirituel initié par la génération des baby-boomers prend forme sous nos yeux, sans qu’on s’en rende compte clairement au début. Mais après mon expérience du printemps érable au Québec, de nombreuses discussions, rencontres et lecture de nombreux témoignages (2), je suis à peu près certaine qu’une page vient d’être tournée, et que les sensibilités ont évolué subitement, même si cela est peu apparent pour le moment.

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conscience 4« Dieu/Dieue » n’est pas une pensée, mais une sensation : c’est sentir dans son corps/cœur le bienfait de l’énergie d’amour et de la connexion avec la nature, incluant le lien avec tous les humains.

Quand Dieu (et tous ses autres noms) devient une pensée, c’est-à-dire une religion, une croyance intellectuelle, obligatoire ou rejetée (ce qui revient au même), c’est là qu’il y a risque de dérive, que ça devient une intention, puis une institution, c’est là que la déformation de l’expérience initiale commence, que les toquades et crispations commencent, et pire, que la corruption commence. Parenthèse, on l’a vu cette année dans notre débat sur la Charte des valeurs québécoises au sujet du port ou non de signes religieux chez les employés de l’État (voir mes autres textes à ce sujet dans l’index ci-contre).

Dieu/Dieue comme sensation donc. C’est probablement pour cela que dans plusieurs spiritualités animistes, autochtones et autres, on a mis beaucoup d’importance à purifier le corps (notamment avec la tente de sudation -sweatlodge- depuis 5000 ans). Chez les chrétiens, entre autres, on a gardé le rituel, mais seulement pour le baptême.

Dans notre culture, ce rituel revient de plus en plus par la porte de l’hédonisme-santé, via la mode des spas, des cures en tous genres, etc.

J’ai lu cette année « Les quatre accords toltèques » sur la sagesse maya (2), de l’auteur mexicain, chamane et enseignant Miguel Ruiz, aussi ex-étudiant en médecine (à cheval entre deux cultures, donc). Quoique j’ai des réserves sur certains aspects de cette pensée, en particulier celle approfondie dans son autre livre « La voix de la connaissance », le fond spirituel de cette communication me semble vraiment pertinent. On pourra peut-être, en 2014, parler de nouvelles armes de… construction massive 🙂 En très résumé, si vous ne le connaissiez pas déjà, il donne cinq conseils comportementaux dans notre vie quotidienne pour trouver et partager la paix intérieure et le bonheur. Ce sont des fondements au demeurant déjà un peu ou même assez connus dans notre culture, mais qu’il est bon de (re)mettre ensemble de temps en temps, ce qui est extrêmement difficile et demande toute une discipline et entrainement mental :

1-      Que ma parole soit impeccable. Parler avec intégrité, dire la vérité et ne pas faire de médisance.

2-      Ne jamais faire une affaire personnelle des paroles ou actions des autres. Savoir prendre du recul.

3-      Ne jamais faire de suppositions. Toujours valider mes impressions.

4-      Faire toujours de mon mieux (ni trop, ni pas assez, pas de perfectionnisme non plus).

5-      Être sceptique, douter, remettre en question la parole, la mienne et celle des autres.

(dans le même sens, j’ajoute, fini le temps du politiquement correct qui nous a affaibli sur le plan relationnel). De façon intéressante, notons que ce doute systématique, c’est aussi la base de la philosophie de Descartes au Grand Siècle (17e s.) et de la science empirique née de l’observation avec ses sens et de l’indépendance de la religion, poussée par Galilée en Europe. Ainsi une partie des sciences physiques pourront éventuellement rejoindre certaines connaissances ancestrales des premiers peuples. La lecture de certains antropologues nous l’apprend. Et c’est exactement la démarche de certains chamanes des premières nations au Québec, notamment l’Atikamekw Charles Coocoo qui parle de physique quantique.

conscience fumée nuages1Ce que Ruiz appelle « l’écran de fumée » qui nous sépare des autres, est un « rêve d’enfer » sur terre : ce sont nos peurs, nos manques qui nous conduisent à mal interpréter la « réalité ». C’est cela qui crée nos souffrances et qui se répercutent nécessairement sur les autres, puisque nous sommes tous liés. En bref, notre (mauvaise) imagination et nos pensées erronées nous dirigent et font du mal en soi et autour de soi. La psychologie classique a appelé cela de la projection, mais je sens que c’est plus profond que cela encore. Il est très difficile de « résister » à un mauvais influx lancé par quelqu’un, conscience 3parce que la science neurologique nous apprend récemment que nous sommes dotés de « neurones miroirs » qui tendent à réagir similairement et immédiatement à ce que l’on voit, l’on vit, l’on entend autour de soi. Certaines recherches plus récentes font même de ces neurones spécialisées l’origine du langage, ce qui, si cette hypothèse est validée, semble assez fondamental comme connaissance sur l’humain et ses comportements.

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Conscience 2Qu’est-ce qui crée la souffrance ? Notre façon de réagir aux événements de la vie dans nos croyances limitatrices fondées sur la peur. Ruiz propose un genre d’auto-‘reprogrammation’ consciente de notre esprit. Je constate que c’est possible, je me suis trouvé une technique plus personnelle pour faire cela quand je suis très détendue et en contact avec ce que je veux vraiment dans la vie. C’est une façon lente de travailler sur soi, et je vois que cela donne des résultats concrets de façon lente et progressive aussi. Inversement, chez des individus dont l’esprit est tellement effrayé qu’il se coupe de la réalité, cela génère des psychoses, LA maladie mentale la plus grave, à mon avis.

« Rompre nos accords fondés sur la peur » demande du courage et de la persévérance, parce qu’ils sont, au début, toujours inconscients. Une fois cette démarche entamée et continuée, cela permet de trouver son pouvoir personnel de créer la vie que l’on désire. Ruiz dit que les accords fondés sur la peur nous font dépenser énormément d’énergie et c’est souvent plus pour cela (outre les horaires aberrants que nous nous imposons dans la vitesse et la performance et qui font probablement partie de notre peur…) que nous sommes si fatigués, voire épuisés, en dépression ou en burnout. Au contraire, donner son accord à des pensées/situations qui découlent de l’amour nous aide à conserver, voire à obtenir davantage d’énergie.

La peur donc, nous y revoilà… Certaines époques sont fondées sur l’espoir, d’autres sur l’indifférence, le ‘coocooning’ et le repli sur soi, d’autres sur la peur… de soi qui se reflètent dans les autres étrangers à soi; nous y sommes revenus, donc, mais à un autre niveau. En 1948, dans un Québec hypercatholique conservateur tissé serré de la « Grande Noirceur », dominé par les prêtres qui disaient à nos grands-pères et arrière-grands-pères comment penser et à nos grands-mères et arrière-grands-mères combien faire d’enfants sous peine d’excommunication, le peintre Paul-Émile Borduas, un Canadien-français (comme on le disait à l’époque) et chef de file du mouvement automatiste avait écrit dans un manifeste passé à l’histoire, en parlant des artistes et écrivains automatistes :

« Par delà le christianisme nous touchons la brûlante fraternité humaine dont il est devenu la porte fermée.

Le règne de la peur multiforme est terminé.

Dans le fol espoir d’en effacer le souvenir je les énumère :

peur des préjugés – peur de l’opinion publique – des persécutions – de la réprobation générale

peur d’être seul sans Dieu et la société qui isolent très infailliblement

peur d’être soi – de son frère – de la pauvreté

peur de l’ordre établi – de la ridicule justice

peur des relations neuves

peur du surrationnel

peur des nécessités

peur des écluses grandes ouvertes sur la foi en l’homme – en la société future

peur de toutes les formes susceptibles de déclencher un amour transformant

peur bleue – peur rouge – peur blanche : maillons de notre chaîne.»

Borduas, « Refus global » (1948)

À suivre…

Voir la suite au https://evemarieblog.wordpress.com/2014/01/12/lettre-spirituelle-a-mes-amis-2014-2/

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(1) Flow Montréal est organisé par Solomon Krueger «Le Flow est un rassemblement de danse et de mouvement unique où les personnes se rencontrent au sein d’un espace libre de jugement et où elles ont l’occasion d’expérimenter une relation profonde avec elle-même, avec autrui et avec la vie. Lors de cet événement sans alcool ni drogue, tous sont invités à redécouvrir et à célébrer la liberté de bouger ainsi que d’être ému! »

Voir aussi le Flow Lab au http://www.eventbrite.ca/e/flow-lab-lexploration-de-la-rencontre-exploring-the-encounter-tickets-8487986797

et https://www.facebook.com/events/499933570119825/?ref_newsfeed_story_type=regular

(2) Sur un sujet connexe, «Au Pérou comme au Nunavut, [les chercheurs canadiens de l’Université McGill Léa Berrang-Ford et James Ford ont] observé que la transmission des savoirs millénaires permet à la jeune génération de s’adapter aux changements climatiques.» Voir http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/396481/a-toutes-les-latitudes-chercher-a-s-adapter

« Ceux d’entre-vous qui sont venus enseigner, guider et maintenir le flot de connaissance, connaissance qui pour finir évolue en sagesse, créant de ce fait le changement et permettant à de nouvelles philosophies d’être implantées dans les esprits fertiles des enfants – tout comme en ceux qui s’éveillent et qui sont prêts pour des vérités supérieures – ont une tâche qui est une tâche formidable car ils doivent enseigner par l’exemple, en plus que de le faire par les mots parlés, alors qu’ils transmettent la validité de l’amour, de la joie, de la paix, de l’honneur, de l’intégrité, de l’unité et de l’abondance plutôt que la peur, la haine, la culpabilité, l’isolement et la limitation.» *

LePetitPrince_AntoineDeSaintExupery-1

M’est sensation que le début du XXIe s. est le laboratoire de nouvelles spiritualités. Les humains rejettent chaque jour davantage les plus ou moins anciennes religions institutionnalisées qui continuent à répandre la haine, la division et la guerre parce que ces religions nous montre  qu’elles recherchent en réalité plus de pouvoir et de domination personnelle sur les autres… Recherches très peu spirituelles, c’est le moins qu’on puisse dire! Quelles contradictions!

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« Les hommes ne parlent qu’une seule langue lorsqu’ils laissent parler leur cœur.» Gérald Godin

Aimer est se relier à l’énergie du monde.

Je désire moi-même être réceptive à ces nouveaux ou autres langages (parfois un peu rebutants, j’en conviens, parce qu’assez… ésotériques), pour aller y chercher l’essentiel. Un des grands de littérature, dans son chef-d’œuvre «Le Petit Prince» n’a-t-il pas écrit en pleine guerre (1943) que «l’essentiel est invisible pour les yeux, on ne voit bien qu’avec le cœur.» (Saint-Exupéry) (1)

Saut quantique de sujet… mais peut-être pas tant que ça, finalement : la situation actuelle en Égypte est terriblement éloquente à ce sujet. Pour moi, cette situation extérieure est tout simplement le reflet de ce qui se passe à l’intérieur dans le cœur humain de ces personnes et dans notre cœur à tous, puisque nous sommes tous reliés d’une façon ou d’une autre, et ce à différents degrés de tourmente…

Gérald Godin était poète, journaliste, député et ministre. Les hommes politiques parlent trop rarement de l’amour qui est pourtant un des ciments de l’humanité. Voici, pour terminer, une citation inspirante de l’ancien chef du NPD canadien, feu Jack Layton :

«Mes amis, l’amour est cent fois meilleur que la haine. L’espoir est meilleur que la peur. L’optimisme est meilleur que le désespoir. Alors aimons, gardons espoir et restons optimistes. Et nous changerons le monde.»

Pierre Rabhi, leader du Mouvement des colibris en France, dit très justement que «la crise n’est pas financière, mais humaine et spirituelle». Voyez son sobre et intéressant discours au http://www.youtube.com/watch?v=fahZpQ3EDQQ

 

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*Source de la première citation : http://lapressegalactique.net/2013/05/20/franchir-le-passage-montant-vers-lavenir/

(1) Le Petit Prince est l’œuvre littéraire la plus vendue au monde, 12M en 2013, mais assez peu appréciée des critiques littéraires (par exemple, elle ne figure au palmarès de l’association norvégiennes de club de lectures des 100 œuvres mondiales les plus importantes). Le récit de Saint-Exupéry a été traduit en 270 langues. Il fait office de testament puisque l’auteur est mort, disparu en avion quelques mois après sa publication… aller rejoindre son petit prince dans son étoile.

Tulipes 2010.1 (5) rouge

Crédit photo: Ève Marie, 2010

J’aimerais commencer lentement ma réflexion sur la relation entre l’amour et l’enseignement par un poème.

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Un cœur a besoin d’aimer

Un cœur a besoin de nourrir et d’être nourri

Un cœur a besoin d’être appuyé

Un cœur a besoin de s’ennuyer

Un cœur a besoin d’avoir besoin.

Aimer est se relier à l’énergie du monde.

« être humain c’est être conscient, et être conscient c’est percevoir les liens qui unissent les hommes entre eux, et les hommes avec l’univers. […] On éprouve ces liens en les créant, en étant responsable de ce qui nous est apparemment extérieur. Pour cela, il faut combattre la pensée dominante qui veut, écrit Forest, ‘que chaque conscience  s’accompagne solitairement par l’affirmation exclusive de sa propre singularité’ en faisant l’expérience contraire, celle du manque et de l’amour qui nous pousse vers l’autre comme vers la part infinie de nous-mêmes.»

Yvon Rivard

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Voir aussi la suite de cet article au https://evemarieblog.wordpress.com/2013/12/10/aimer-enseigner-2/

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