«Il y aurait avantage à réinvestir l’espace public avec une réflexion plus calme, plus posée» Jérémie McEwen au sujet de son nouveau livre «Avant, je criais plus fort»

Mes abonnés auront surement remarqué que mes billets se font plus rares. Je me suis en effet consacré à l’écriture d’un livre sur le vivre-ensemble, relatant une expérience de création artisanale avec le Tricot du peuple et de médiation cultuelle avec des citoyens de Montréal «Mémoires. Tricotés serrés. Journal d’un livre ensemble», que vous pouvez trouver sur ma page fb professionnelle au https://www.facebook.com/%C3%88ve-Marie-Langevin-750633708443354

Mais au-delà de cela, je me questionne depuis plusieurs mois sur le fait de prendre la parole dans l’espace public. Nous sommes tous surchargés, soûlés d’«information» de qualités diverses. Que puis-je apporter d’autre, de plus, de mieux, sans répéter ? La poète en moi a besoin de prendre son temps, de ne pas céder à ce courant, cette tentation de publier à tout prix.

Je planche actuellement sur une nouvelle faisant d’état d’une recherche au cégep de Maisonneuve (école postsecondaire à Montréal) à l’effet que les enseignants s’autocensurent dans leur propos et certains sujets chauds à aborder en classe, afin de ne pas trop soulever la controverse et simplifier leur gestion de classe. Comme enseignante à l’éducation des adultes au secondaire et à l’université, je me sens très interpellée par cette nouvelle. Ainsi, afin de respecter la diversité des modes de vie et des opinions, on choisirait l’indiversité des discours abordés en classe ?  J’ai soumis récemment ce problème philosophique et pratique à ma directrice qui m’a simplement répondu : «merci pour ce partage».

À suivre… dans le silence et la réflexion pour l’instant… Bienvenue comme toujours à vos commentaires afin de susciter la conversation virtuelle 🙂

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