À l’occasion de la sortie du rapport de la Commission canadienne de Vérité et réconciliation sur les pensionnats autochtones, qui dénonce haut et fort le «génocide culturel» dont ont été victimes les autochtones du Canada (1), je crois qu’une prière s’impose. Elle provient d’une tradition de guérison des indigènes de Polynésie, et en particulier à Hawai. J’adresse cette prière à vous, êtres des premiers peuples.

Prière ho’oponopono.

Si moi et ma famille, mes proches ou mes ancêtres vous ont offensé ou offensé votre famille, vos proches ou vos ancêtres en pensées, en mots ou en actes, depuis le début de la création jusqu’à aujourd’hui, nous implorons humblement, humblement, humblement votre pardon. Puisse tout cela être nettoyé, purifié et libéré. Que tous les blocages, les mémoires, les énergies et les vibrations négatives soient coupés.

Puisse toutes ces énergies indésirables être transmutées en pure lumière.

Que cela soit!

Morrnah Nalamaku Simeona, a Hawaiian Kahuna Lapa’au et dr Len

Morrnah Nalamaku Simeona (1913 – 1992), ad 1970, healer in Hawaii

Morrnah Nalamaku Simeona

Morrnah Nalamaku Simeona est une «healer» (femme-médecine, chamane, guérisseuse) à Hawai. Elle est la créatrice de la méthode « Self-I-Dentity through Ho’oponopono» (2). Elle a fondé les «Pacifica Seminars» dans les années 1970. Elle est reconnue comme une Kahuna Iapa’au healer à Hawaii et a été honorée par l’État américain d’Hawaii comme un « Living Treasure» (trésor vivant) en 1983.

*/*

En effet, ces mots si simples ont trop souvent quitté notre bouche, nos pensées et nos rapports humains et collectifs :

  • Je suis désolé
  • S’il te plaît, pardonne-moi
  • Je te remercie
  • Je t’aime

À répéter souvent dans une semaine :)))

*/*

Alors quoi ? Devant une erreur, que dis-je, une aberration presque fatale, une laideur sans titre, on ne peut que rappeler la beauté à la rescousse.

« Pour ceux qui serait tentés d’en retrouver la signification originelle et d’en convoquer la puissance intrinsèque, il faut d’abord rétablir un peu d’harmonie perdue, soigner les mots blessés, et en retrouver les définitions, même quand ces dernières glissent des doigts, comme profanées par l’étendu du malentendu.

Il y a une beauté de la nature, du territoire, qui provoque en nous quelque chose qui nous élève, ou mieux, nous agrandit. Fleuve et battures, estuaires et iles, oies, bernaches, huards, lupins églantines dans l’odeur des algues, épinettes, lacs, et plus haut, dans le Nord éblouissant : toundra.

[…]

Il y a une beauté du geste. Il y a une beauté de l’humain. Il y a des horreurs, des erreurs. Il y a de la colère, de l’insécurité, de la cupidité et des inégalités révoltantes. Il y a un individualisme frénétique qui sévit partout dans nos sociétés de confort. Malgré tout, persistant comme une petite musique obstinée qui refuse de nous sortir de la tête, il y a la beauté, oui, chez les humains. Les gestes sont petits, parfois invisibles. Les gestes sont infimes. Mais parfois ils sauvent la vie, ou la journée. C’est devant cette beauté que nous sommes le plus désarmés : elle nous semble tellement inhabituelle que nous ne savons pas comment la recevoir.» Véronique Côté, La vie habitable.

___________________

(1) http://www.lapresse.ca/actualites/national/201506/02/01-4874588-les-pensionnats-autochtones-ont-participe-a-un-genocide-culturel.php

http://www.ledevoir.com/politique/canada/441653/autochtones-94-gestes-pour-fermer-la-plaie-des-pensionnats

Le rapport de 382 pages contient 94 recommandations très diverses qui s'adressent à tous les ordres de gouvernement, de même qu'à la population, à l'Église, aux médias et même à des écoles et ordres professionnels. Sur la photo: La Commission de vérité et de réconciliation sur les pensionnats autochtones. John Cree (G) et Don Waboose (tambour), ouvraient la commission avec une cérémonie de tambour et de chant. Crédit photo: David Boily

Le rapport de la CRV de 382 pages contient 94 recommandations très diverses qui s’adressent à tous les ordres de gouvernement, de même qu’à la population, à l’Église, aux médias et même à des écoles et ordres professionnels. Sur la photo: la Commission de vérité et de réconciliation sur les pensionnats autochtones. John Cree et Don Waboose (tambour), ouvraient la commission avec une cérémonie de tambour et de chant. Crédit photo: David Boily

(2) J’ai entendu parlé de cette méthode lorsque j’ai suivi une formation en reiki. Selon plusieurs sources impossibles à vérifier, un proche collaborateur de Mme Morrnah Nalamaku, le docteur et psychiatre Len aurait utilisé cette méthode pour traiter et guérir des psychotiques en prison. Voir http://www.forme-sante-ideale.com/la-methode-hooponopono-pourquoi-ca-marche/ Il serait intéressant de soumettre ces actions à un spécialiste physicien des effets quantiques, théorie des cordes et autres champs morphiques. Beaucoup d’aspects de la vie échappent encore à la science !

Advertisements