2e partie

(1re partie : https://evemarieblog.wordpress.com/2014/01/03/lettre-spirituelle-a-mes-amis/ )

couple amiMes réflexions et constatations précédentes m’amènent à réfléchir sur les relations humaines, en particulier les relations dans le couple, mais aussi, quoique de façon plus légère et moins intime, dans l’amitié. Nous sommes dans une ère où l’individu a eu vraiment besoin de s’affirmer et de s’individualiser après avoir été écrasé et écœuré pendant des siècles par les religions et par les grands seigneurs de ce monde. Chicane de coupleMais nous nous frappons actuellement, je crois, aux limites de l’individualisme, qui a eu pourtant de belles heures et de très bons côtés. Arriverons-nous à une étape «synthèse» après avoir passé par les dialectiques étapes thèse/antithèse socioculturelles ?

Nous (surtout les femmes, mais certains hommes également, dans certains pays plus culturellement avancés sur le plan du féminisme) cherchons déjà maintenant de plus en plus des relations sans domination ni soumission, ou chacun, tour à tour, selon ses capacités et intérêts, prend le « lead » dans la relation. De ce point de vue, la révolution féministe n’est pas terminée et les femmes apporteront davantage dans la vie de la société dans les prochaines années. Après avoir été, plus que les hommes, écrasées socialement pendant des siècles, c’est à leur tour de contribuer davantage au monde. Autrement, il va sans dire, alors que notre Mère-terre se meurt.

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Site maya de Copan_Crédit photo: Jean-Luc Dallona

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«Stèle maya» à Copan, dessin de Philippe Van Dyck, http://pilpik.wordpress.com/

« Le plus important dans la tradition maya, le plus important enseignement, nous dit la chamane chiapas-mexicaine Simeth-Maya de Palenque, c’est de se respecter soi-même et de respecter la Mère-Terre.» (1)

Pour cela, hommes, femmes, enfants, nous cherchons de plus en plus des relations où nous pourrons exprimer qui nous sommes, nos doutes, nos désarrois, nos désirs sans crainte d’être rejetés, exclus, jugés ou faibles, avec de moins en moins de mensonges en soi (et donc avec les autres). Si les nouvelles technologies viennent en même temps nous infantiliser ou nous robotiser et souvent même diminuer notre potentiel humain, elles nous font au moins ressentir le besoin de connexion. Je fais le pari que cette étape va se terminer progressivement ou rapidement, mais se terminer parce qu’en même temps, une nouvelle tendance me semble avoir déjà commencé, celle de nous connecter sur le cœur (et dont le « printemps érable » au Québec nous a donné de nombreux et spectaculaires exemples avec la génération Y). En même temps, il y a aussi cette contre-tendance à nous surveiller, nous autosurveiller et nous faire surveiller par l’État (tel qu’il nous a été révélé par le scandale de Snowden (2), dans un délire de contrôle numérique… Quelle tendance gagnera ? Chercherons-nous davantage qu’actuellement, de façon plus intégrée dans la culture et dans la (nouvelle) norme sociale, des lieux d’ouverture dans la nature, dans l’architecture, dans les personnes et en soi, où nos âmes pourraient s’agrandir, se connecter, s’épanouir, se connaitre… ? C’est à souhaiter… Il n’en tient qu’à nous dans notre vie quotidienne d’y veiller jalousement, comme un vieille louve qui protège ses petits, et de voter/s’impliquer socialement pour mettre en place de meilleurs gouvernements.

Marie Uguay

Marie Uguay. Crédit photo : Stéphan Kovacs

« L’outre-vie comme l’outre-mer ou l’outre-tombe. Il faut traverser la rigidité des évidences, des préjugés, des peurs, des habitudes, traverser le réel obtus pour entrer dans une réalité à la fois plus douloureuse et plus plaisante, dans l’inconnu, le secret, le contradictoire, ouvrir ses sens et connaitre. Traverser l’opacité du silence et inventer nos existences, nos amours, là où il n’y a plus de fatalité d’aucune sorte.» Marie Uguay (1979)

Conscience fumée et tambour rituel4 toltèques

Conscience, fumée et tambour rituel chez les toltèques

Oui, c’est bien cela, traverser les illusions qui nous séparent des autres… se libérer du « mitote », comme on l’appelle dans la tradition toltèque, ce genre de brouillard de l’esprit non unifié à plusieurs voix discordantes. En particulier, la médisance sur les réseaux sociaux et ailleurs doit être spécialement combattue et critiquée. Il faut comprendre en soi, ce qui nous porte à (se) dire du mal contre soi et contre les autres, en particulier quand on le fait dans le dos des autres. Il faut se demander ce qui nous porte à vouloir contrôler et surveiller les autres et soi -même par le biais des nouvelles technos, genre puces, «mother», goggler les autres, vérifier leurs mails, leurs appels sur leurs cells, etc. Tout cela va et vient de la même peur, de la même insécurité psychosociale qui va se retourner contre nous comme base trop faible pour vivre (c’est la provocante thèse d’Alain Damasio) si on ne fait rien maintenant (3).

Médire contre soi, voilà qui peut paraitre étonnant. Cela prend une forme un peu différente; c’est pourtant ce que l’on fait quand on se dit :

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Crédit dessin: Nutellaandyou

–          Personne ne me comprend.

–          Et s’il/elle ne m’aime pas ?

–          Personne ne veut être avec moi.

Personne ne m'aime1_Enrique Gonzalez

Crédit dessin: Enrique Gonzalez

–          Personne ne m’aime vraiment.

–          Je me demande si ces gens parlent de moi.

–          Que pensent-ils de moi ?

–          Je ne suis pas assez bon/bonne.

–          Je ne mérite pas l’amour.

–          Pourquoi je ne peux pas avoir confiance?

–          Je ne serai jamais assez grand/e, beau/belle ou parfait/e.

D’abord l’entendre clairement. Puis… je n’accepte plus cette voie/voix débilitante, tout simplement.

Et comme on a peur de l’amour…

« L’amour ne fait jamais de mal. Ce qui fait mal, c’est la peur, c’est l’égoïsme, et le contrôle qui viennent des mensonges auxquels vous croyez. » Miguel Ruiz («Les 4 accords toltèques» -voir la 1re partie de cet article sur mon blogue)

Ce qui fait mal, c’est notre façon de réagir à ce que l’on perçoit (et donc pas nécessairement « vrai ») comme un manque d’amour… Dans la religion, c’est aussi pour cela que la foi aveugle est si dangereuse et que nous ne suivons plus la vérité sur/en soi. C’est probablement aussi pour cela que le peuple a si massivement rejeté la religion en Occident et en Chine au XXe s. Mais aussi pourquoi on voit un retour du fondamentalisme ou athéisme radical (ce qui revient au même…) car cette transition peut être vécue comme insupportable.

conscience fumée2C’est pour cela que l’amour de soi, qui se traduit entre autres par le respect de soi, nécessite de réagir quand on se sent blessé :

1-      Introspection sincère : l’autre a-t-il (en partie ou en totalité) raison ?

2-      Communication adéquate ou retrait partiel ou complet de la relation.

«Pour créer l’effet lune de miel, il est impératif que les couples apprennent à communiquer en profondeur. Ce type de communication ne peut exister si les deux personnes n’ont pas la même conscience. Lorsque les deux partenaires sont conscients des blocages de l’inconscient qu’ils doivent affronter, ils peuvent se concentrer à transformer en discussions ce qui pourrait être des disputes.» le biologiste  Bruce H. Lipton (4)

De très nombreuses techniques, méthodes ou démarches pour atteindre cette bonne communication ont été écrites ces dernières années (5). Pour des amis ou dans un couple qui ont développé une intimité et une confiance, cette communication peut se faire (entendu à l’avance) à donner consciemment de l’énergie à l’autre et inversement, pour qu’on puisse s’exprimer le mieux possible et le plus clairement possible dans toutes les circonstances, et ce même lors d’un conflit. Cela a aussi pour avantage de se détacher un peu de l’objet de discorde… Évidemment plus facile à écrire qu’à faire… Reformer/rediriger/maitriser son mental/esprit demande un travail énorme et conscient. Il est étonnant qu’on donne encore tant de cours de gym pour nos muscles et si peu pour notre (pauvre) mental, appelé plus scientifiquement «connexions nerveuses» dans le cerveau.

Bref, un parcours spirituel demande de prendre conscience de nos pensées, et en particulier de celles qui sont débilitantes et de choisir comment y faire face en soi et dans nos relations où elles prennent nécessairement forme comme miroir de soi.

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(1)   Voir une assez récente entrevue en espagnol de Simeth-Maya de Palenque, une chamane mexicaine au http://www.youtube.com/watch?v=OImkrSwGQzE&feature=player_embedded

Ma collègue chilienne Patricia Vial traduit et résume cette vidéo de la façon suivante : «Au début, elle explique que contrairement à une croyance assez répandue, les Mayas n’ont pas « disparu », leur culture est bien vivante et qu’il s’agit d’une culture proche des éléments de la nature, de la Terre mère et du cosmos…On observe les astres, les changements saisonniers, le règne animal et on se met au diapason de tous les phénomènes terrestres…

Elle explique aussi que ce que certains interprétaient dans le calendrier maya comme « la fin du monde » n’était que la fin d’un cycle… La fin d’un cycle générant le début d’un nouveau cycle, d’une nouvelle ère pour ainsi dire, et que cette ère sera cruciale pour l’avenir de l’humanité car elle devra « rendre des comptes » à la Terre mère…

Elle mentionne aussi, sans trop s’étendre là-dessus, une théorie sur l’origine pléiadienne des Mayas… qui veut dire qu’il viendraient de la galaxie des Pleiades et auraient trouvé le moyen de voyager dans l’espace temps… C’est ce qu’elle dit… [nous ajoutons, hum, hum… sans commentaire]

Hier j’ai assisté à une conférence sur les origines de l’univers à la Faculté de Mathématiques et Physique de l’Universidad de Chile, et le conférencier a parlé de cycles dans notre univers en expansion. De plus, on constate une accélération marquée de l’expansion de l’univers dans ce cycle; c’est en fait cette accélération qui indique aux observateurs un changement de cycle… Intéressant non ?

La présence de grands télescopes disséminés dans notre territoire nous gratifie de beaucoup d’éminences grises en matière de cosmologie…

Si je me souviens bien du graphique, il y a 4% de matière connue, 23% de matière inconnue, et 76% d’énergie inconnue (mathématiquement on calcule qu’elle est là, mais on ne connaît pas sa nature).»

(2) Voir mon article https://evemarieblog.wordpress.com/2013/12/26/refusons-la-societe-de-surveillance-et-vive-edward-snowden/

(3) http://www.playlistsociety.fr/2014/01/701-000-heures-de-garde-a-vue/116176/

(4) «L’effet lune de miel» éd. Ariane, 2013/«The Honeymoon Effect»

(5) Voir entre autres la démarche de Byron Katie «Le travail / Aimer ce qui est»  http://www.le-travail.ch/

Lipton, cité dans la notice précédente, conseille également la PSYCH-K, «un ensemble de principes et de processus qui permettent de modifier les croyances inconscientes limitant l’expression du plein potentiel ». Je ne connais pas cette technique qui transporte aussi tout son bagage de culture américaine. Au Québec, des amis sont des praticiens de la technique «Love energetic» que je ne connais pas non plus, mais qui me semble assez intéressante : http://www.santereiki.com/categorie/services/love-energetic

Perso, dans le domaine des thérapies énergétiques, je préfère le reiki, simple, facilement accessible (qu’on se donne à soi-même) et très revitalisant.

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