« Celui qui trahit l’amour / que Dieu l’frappe à son tour/  qu’il rampe en se tordant comme limace et comme serpent / … / Même cette petite  bête frêle / la fourmi comme on l’appelle / grosse de corps, à tête grêle / la taille fine et belle / qui chemine sous les sentiers / sa parole sait respecter / Mais nous autres, bons chrétiens / de parole, n’en avons point/ … »

Paroles de la chanson de Maria Tanase «La Malédiction d’amour», sur mon disque « Arraché »

English: Romanian singer Maria Tanase

Romanian singer Maria Tanase (Photo credit: Wikipedia)

Eastman 2011 la biche 3

Biche à Eastman, Photo Crédit_Ève Marie

Vous arrive-t-il de pleurer pour la Terre? Quand vous pensez à sa beauté et à sa terrible colère, ses lacs majestueux sur fond de bleu ultramarine* taché de blanc avec ses vifs poissons, cette biche qui vous observait lors de votre dernière rando, ses abeilles butineuses ou ses fourmis puissantes, son eau lancée en cascade multicolore dans des rayons de soleil, ses mers puissantes et magiques (avez-vous vu le film «Histoire de Pi?»), ce beau garçon qui marchait nu pieds sur un tapis de bourgeons jaunes dans le parc, tout ça pollué détruit de plus en plus vite par l’homme, cela ne vous tire pas au moins une larme ? Moi, si. Dans mes méditations, je demande toujours à la Terre-Mère de nous pardonner pour nos terribles abus et de nous inspirer à comment la protéger, à l’heure où les journaux annoncent que nous avons franchi un seuil critique de CO2. Je pense à mes petits gestes quotidiens pour elle, tandis que déjà cette pensée, lorsqu’elle est partagée par des milliers de personnes, met quelque chose en action…

N’est-ce pas la posture traditionnelle des peuples autochtones de protéger la Terre ?

Tulipe. Crédit photo_Ève Marie

Tulipe. Crédit photo_Ève Marie

* Pour les peintres, et selon mon amie Marina Maslovskaia «il y a deux [couleurs de bleu] qu’on utilise surtout – cyan, teinte plutôt turquoise, emblématique couleur ciel  version orientale et bleu-roi, surnom de lultramarine, version ciel peinture occidentale, plus froide. Toutes les deux sont les couleurs naturelles minérales, c’est-à-dire non concoctées selon la grille des proportions des ingrédients, mais juste broyées telles quelles; pour l’ultramarine, c’est la lapis-lazuli, je crois, mais pour le cyan, j’ai oublié, cela peut bien être justement la turquoise.»

Lapis lazuli owes its blue color to a sulfur r...

Lapis lazuli owes its blue color to a sulfur radical. (Photo credit: Wikipedia)

LA PASSION POUR LE BLEU

« Le pouvoir de la compréhension profonde se trouve dans le bleu […] Le bleu est la couleur céleste par essence. La sensation ultime qu’elle crée est celle du repos. Quand il devient sombre presque au noir, il répercute une douleur à durée humaineKandinsky – Du spirituel dans l’art

Le bleu est « le plus ancien des pigments synthétiques et il était vénéré au Moyen-Âge comme emblématique de la pureté divine.» Fait intéressant, c’est longtemps après l’Antiquité que le bleu a pris sa place de couleur primaire, longtemps après le rouge et le jaune. » Les Anciens n’avaient pas la perception du bleu que l’on a aujourd’hui, ni les connaissances scientifiques. Aristote lui-même considérait seulement deux couleurs primaires, soit le blanc (!) et le jaune doré. Et malgré l’apparition vers 1704 d’un pigment bleu représentant la première couleur artificielle moderne, les peintres souffraient de l’absence d’un bleu accessible de grande qualité jusqu’au XIXe siècle. Le fait est qu’un bon bleu était difficile à trouver.» (source : P. Ball – histoire vivante de la couleur)  Et un bon bleu était très cher. Pour cette raison, pour les commandes, les peintres exigeaient habituellement de leurs clients qu’ils fournissent le bleu, couleur qui était aussi symbole de prestige.

Ne dit-on pas « avoir du sang bleu », comme une expression de sang royal ?

Dans la représentation cosmologique des autochtones de l’Amérique du Nord, le bleu n’existe pas non plus, ou il est une interprétation du noir, dans des versions plus sophistiquées. Ils utilisent généralement quatre couleurs pour les quatre saisons, les quatre états et les quatre animaux ici :cercle-médecine

Roue de médecine atikamekw au Québec :

– le jaune : l’esprit, le monde spirituel, l’aigle, le printemps.

– le noir : le corps, le monde matériel, l’ours, l’automne.

– le rouge : le cœur, le monde affectif, le loup ou le saumon, l’été.

– le blanc : la tête, le monde mental des pensées, la tortue ou le bison, l’hiver.

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Yves Klein Blue

Yves Klein, IKP

En 1960, le peintre et performeur français crée son bleu avec le chimiste Adam, un bleu velouté et intense qui ne perd pas son intensité au contact avec d’autres matériaux, le « IKP 79 ».

« Qu’est-ce que le bleu ? Le bleu est l’invisible devenant visible… Le bleu n’a pas de dimension. Il est au-delà des dimensions auxquelles les autres couleurs participent.» Yves Klein

Yves Klein, 1959

Yves Klein, 1959

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Lien : Écoutez la chanson originale chantée par la Roumaine Maria Tanase sur http://lyricstranslate.com/fr/Maria-Tanase-Malediction-dAmour-lyrics.html

Lien sur la roue de médecine : http://rouedemedecine.wordpress.com/roue-de-medecine/

Lien : blogue intéressant sur la couleur bleue dans la peinture : http://morethanjustwine.blogspot.ca/2011/01/infinity-in-art.html

Lien : blogue  intéressant d’une personne impliquée dans Mouvement pour la Transition et le Mouvement québécois pour une décroissance conviviale : http://wolesmoteurs.net/la-peur-de-manquer/

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