je t'aime, je t'aime pas

je t’aime, je t’aime pas (Photo credit: canadapost)

C’est bien évidemment une question très sensible qu’on soulève ici, et dont on n’aura jamais fini de parler. Ce que j’essaie de faire remarquer c’est que l’intérieur (Occupons Montréal- OM) n’est pas différent de l’extérieur (Mtl /le Québec). Les défis linguistiques qu’on vit au Québec sont aussi les défis linguistiques qu’on vit à Occupons Montréal, et ce dans un contexte d’anglicisation de Montréal. Comment les résoudre ? Dans une petit organisation où il y a plusieurs anglophones et allophones, il est évident qu’il nous faut une métho de facilitation, d’accueil et d’ouverture à l’autre. Et je ne parlais pas de tri/multilinguisme de d’autres langues qui sont toute une autre question, idéalement souhaitable. Je parle de la relation spécifique du français et de l’anglais dans notre contexte; et comme on le sait, en Amérique, ces deux langues ne sont pas sur le même pied d’égalité. C’est sur cette inégalité fondamentale qu’il faut intervenir. Je m’inquiète qu’on confonde camaraderie individuelle et nécessité collective. Bien sûr qu’on aime avoir des conversations avec nos camarades one by one dans différentes langues. Mon commentaire était au sujet des communications et échanges collectifs et publics (affiches, annonces de projets et langue(s) de réunion, etc.).

Je maintiens cependant que la loi 101 s’applique à tous les Québécois, y compris les participant.e.s à OM. Je ne comprends pourquoi nous ferions exception. Et pour le volet international d’OM, l’anglais est évidemment incontournable. Alors la question est : comment intégrer à court terme et encourager à connaitre la langue et la culture commune à moyen terme ? La connaissance est un de nos engagements «M’éduquer et encourager l’échange des connaissances.», alors quel est le problème ? Encourager les personnes à apprendre la langue officielle du Québec me semble tout à fait normal. Pour cela ça prend une motivation. Si tout était bilingue, il n’y aurait plus aucune motivation. C’est pour cela que mes étudiants immigrants viennent dans mes classes. Ils savent qu’ils doivent parler français pour travailler à Montréal (sauf dans certains postes clé du pouvoir comme à la Caisse de dépôt, au gouvernement du Canada ou aux Canadiens de Montréal…). De nombreuses langues sont en voie de disparition dans le monde. Les exemples de bilinguisme comme étape intermédiaire à l’unilinguisme sont tout aussi nombreux.

Ce qui n’empêche que j’aimerais écrire et parler ma seconde langue aussi bien que certains de mes amis et connaissances. Vous pouvez être fiers !

Ève Marie, 7 juillet

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